Sylvia Zimmermann, Philippe Courroye et autres fadettes

21 juillet 2012. Les avocats de Philippe Courroye dénoncent une « sanction » à l’encontre du magistrat, rappelant l’affaire des fadettes qu’on peut résumer en quelques mots : des journalistes du Monde et la juge Sylvia Zimmermann ont lancé une attaque contre Sarkozy via Courroye, Squarcini et Péchenard. Les avocats de Courroye dénoncent la mainmise sur la justice de certains réseaux et organismes, notamment le syndicat de la magistrature.

Rappelons que « fadette » (ou « fadet ») signifie « facture détaillée ». Ce sont des listings des opérateurs téléphoniques où on trouve tout : numéros appelants, numéros appelés, type des communications (communication vocale, SMS, MMS, connection Internet, répondeur), durées, etc., ainsi que les bornes de connexion ce qui permet une géolocalisation. Les seules données qui ne sont pas disponibles sont le contenu de la communication, qu’il soit écrit ou vocal.

Il est assez croustillant de voir que la même Zimmermann et son amie Nathalie Savi, vice-procureure à Paris, ont fini par demander de telles fadettes à des opérateurs téléphoniques (« réquisition judiciaire “en vertu des instructions de Madame SAVI”… ») pour me faire arrêter après plus d’un an d’une chasse à l’homme en France et hors de France.

Pour illustrer, rien ne vaut une belle image (extrait d’une fadette obtenue sur réquisition de Nathalie Savi pour rendre service à Sylvia Zimmermann).

NB : les informations qui permettent une identification on été masquées par mes soins dans un but évident… d’autant plus qu’on y trouve le numéro d’un journaliste et que je ne veux pas avoir d’ennui pour avoir révélé les sources d’un journaliste (vous imaginez le scandale planétaire que ne manquerait pas de déclencher le quotidien qui se veut « de référence » !).

 La France, faut-il en rire ou en pleurer ?

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