« Action syndicale » et isolement

12 mars 2011. On me reproche parfois de vouloir agir seul, en dehors de tout cadre syndical. C’est faux. Quelques faits et documents incontestables le montrent.

En 1988, j’ai créé un syndicat avec quelques pilotes, avec un bureau et des statuts déposés, conformément à la loi. Et le syndicat a commencé à faire parler de lui. Des tracts étaient distribués dans les « casiers » des pilotes et les adhésions affluaient. Malgré les manoeuvres soviétiques, le syndicat a continué à se faire connaître. Tout cela est développé en détail au début de mon livre publié en 1994. On sait les manoeuvres dont j’ai été l’objet. Mon affaire a toutefois permis de démasquer les syndicalistes félons les plus actifs, notamment au SNPL, syndicat majoritaire. Ces véreux ont sauté, démasqués par leur comportement. Le SNPL a ainsi été en mesure de déclencher deux jours de grève pour me soutenir les 27 et 28 mai 1992 avec préavis au ministre Bianco . Ce fut la seule grève spécifique aux pilotes d’Air France sur une période de dix ans. C’est, à l’heure actuelle encore, la seule grève au soutien d’un pilote depuis le début des années soixante-dix et l’affaire Satgé. C’est dire ! Et cette grève fut très bien suivie (65% à 80%).

J’ai toujours souhaité l’appui des syndicats. Ils me le refusent sous des prétextes divers (je ne parle pas du SNPL, retombé dans les mains du totalitaire Gourgeon et de ses associés de la nomenklatura de l’aviation).

Je continue donc à me défendre, en recherchant des soutiens où je peux, notamment dans les domaines économiques et politiques, en prenant en compte la situation qui m’est faite, avec des médias informés, mais qui se taisent.

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