Airbus AF447 Rio-Paris : subornation de témoin

23 avril 2013 (màj 14/2/16). Une action pour subornation de témoin a été engagée par une partie civile. Avant d’exposer ses motifs, voici une image qui parle et qui montre que le parquet a effectivement été saisi (d’autres documents sont présentés ensuite). Lettre du parquet du 5 mars 2013 :

Lettre du parquet du 5 mars 2013

Lettre du parquet du 5 mars 2013

Cette lettre est anonyme. On ignore l’identité du signataire. En effet, ce n’est pas Monsieur François Molins, procureur de Paris, dont voici la signature :

Signature de François Molins

Signature de François Molins

Il y a plus grave quand on sait la teneur de la plainte et des courriers auxquels il est répondu, adressés à « Monsieur François Molins, Procureur de la République, etc. ».

Cette action a été lancée le 21 janvier 2013 par une partie civile agissant en association avec d’autres parties civiles et familles de victimes, qui suivent cela. Extrait des motifs exposés dans cette plainte du 21 janvier :

« M. Norbert Jacquet, ex-pilote de Boeing 747 à Air France, dispose d’informations essentielles à la manifestation de la vérité sur les causes techniques de la catastrophe, sur les mensonges de l’administration et sur les responsabilités et culpabilités dans le drame qui me touche. Il suffit pour le comprendre de lire quelques informations publiées sur le Web après avoir tapé son nom dans un moteur de recherche.

« Ce que je lis sur le Web concernant les pressions que subit M. Jacquet commence à me laisser penser qu’il pourrait s’agir d’un dossier susceptible d’être qualifié d’affaire d’Etat. De ce fait j’estime de la plus haute importance de mettre fin aux pressions dont est victime M. Jacquet qu’on cherche actuellement à emprisonner et/ou à interner en hôpital psychiatrique pour parvenir au résultat souhaité.

« Les pressions que M. Jacquet subit, visant à le faire taire, tombent à l’évidence sous le coup de la loi pour subornation de témoin. Nombreux sont ceux qui exercent ces pressions.

« L’intention délictuelle est d’autant plus caractérisée que j’ai demandé à Mme Zimmermann d’entendre M. Jacquet comme témoin et sachant (cf. PJ). Par précaution, pour la sécurité de M. Jacquet, cette demande avait été rendue publique à l’époque.

« J’ai un intérêt à agir incontestable dans la mesure où je subis un grave préjudice. En effet, les actes dont M. Jacquet est l’objet ont pour conséquence que les responsables et coupables de la catastrophe ne sont pas inquiétés. Ces actes entraînent en tout état de cause une lenteur excessivement anormale de l’enquête. On peut même craindre que celle-ci n’aboutisse jamais, après quinze années d’une procédure destructrice. »

Dans une lettre de rappel du 21 février, cette partie civile indiquait, entre autres :

« Je constate que vous avez ouvert une enquête préliminaire visant la DCRI en raison d’une suspicion d’un relâchement fautif dans la surveillance de Mohamed Merah. S’agissant du drame qui me touche, il n’est pas question d’un relâchement mais de faits beaucoup plus graves. Si on avait écouté Monsieur Jacquet au lieu de tenter vainement de le faire passer pour fou et de détruire sa vie, l’accident du Rio-Paris et d’autres accidents et incidents graves, antérieurs, ne se seraient pas produits. Ce constat est flagrant. C’est une évidence à la lecture de faits clairement établis, irréfutables, avec tous les documents utiles, publiés sur le Web. »

Cette partie civile a obtenu une première réponse, ambiguë, dont l’auteur n’est pas identifiable (c’est le document qui figure en haut de cette page et ici).

La partie civile a apporté quelques précisions supplémentaires par lettre du 2 avril 2013. Entre autres :

« L’article 434-15 du Code pénal et sa jurisprudence ne laissent pourtant aucune place au doute sur le fait que je subis un préjudice et que ma plainte est recevable. La seule lecture des journaux confirme que des plaintes dans les mêmes circonstances sont courantes. » en renvoyant à deux exemples in fine :

« Deux exemples :

« - Plainte de Madame Nafissatou Diallo pour subornation de témoin (le Parisien, 23 août 2011) : http://www.leparisien.fr/une/dsk-nafissatou-diallo-porte-plainte-en-france-pour-subornation-de-temoin-23-08-2011-1575536.php

« - Plainte de familles de victimes de l’attentat de Karachi pour subornation de témoin (Libération, 27 septembre 2011) : http://www.liberation.fr/politiques/01012362353-karachi-plainte-contre-hortefeux-pour-subornation-de-temoin »

Elle a obtenu une deuxième réponse, cette fois de Monsieur Jean-Marc Coquentin, par lettre du 12 avril, peu claire :

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On peut s’interroger : Monsieur Coquentin a-t-il lu les lettres adressées au parquet ? La partie civile a reçu, vingt-quatre heures plus tard, un troisième courrier, daté du même jour que le précédent, « Avis de classement », d’un auteur non identifiable. Il s’agit d’un troisième intervenant, d’un autre service semble-t-il :

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Ainsi, au parquet de Paris on ignorerait tout de mon affaire, de ma situation, des raisons de celle-ci, alors que tout est très clairement exposé sur le Web et alors que le parquet dispose de nombreux dossiers me concernant, qu’il a accumulés au fil du temps depuis 1988. Il semblerait que le parquet ignore même que le parquet me recherche actuellement pour m’enfermer. Curieux.

Update, 15 mai 2013. Un quatrième magistrat est impliqué au parquet de Paris. Françoise Chaponneaux :

Signature de Françoise Chaponneaux

Signature de Françoise Chaponneaux

Madame Chaponneaux m’a récemment adressé un mail, le 18 mars 2013, concernant la procédure à Rennes. D’entrée de jeu, elle m’écrit : « Je vous fais remarquer que vous mélangez toutes les procédures vous concernant. » La ficelle est vraiment grosse. Comme si mon affaire n’était pas un seul et même dossier, celui d’un honnête homme massacré depuis vingt-cinq ans par une justice aux ordres, parce qu’il exprime une opinion qui déplaît à Airbus et à la nomenklatura de l’aviation ! Dans son mail, la magistrate ajoute, parlant des autres affaires me concernant : « Il est donc inutile de m’en informer. » Ben voyons ! Et elle conclut : « Si vous souhaitez néanmoins le faire, utilisez le courrier et non le mail. » Y aurait-il des choses qui dérangent sur le Web ?

Bref, quatre magistrats du parquet de Paris savent parfaitement à quoi s’en tenir sur le fait qu’on cache la vérité sur le Rio-Paris, sur ce qui est caché, sur la manière de le cacher et sur le fait que la juge Zimmermann, aidée par quelques magistrats malhonnêtes, recherche pour l’enfermer, le discréditer et le faire taire celui qui dit la vérité et aide les familles de victimes. Le seul. Le seul ! Les quatre magistrats du parquet de Paris qui se sont penchés sur cette plainte pour subornation de témoin se conduisent comme des petits chenapans, pris au pied de l’armoire, la main dans le pot de confiture, mais qui continuent à nier en regardant au plafond. En attendant, la chasse à l’homme de celui qui dit la vérité continue et les familles de victimes continuent à se faire escroquer et détruire à petit feu par des magistrats aux ordres.

Update 2 février 2014. TOUT EN VIDEO. Avec les dernières vidéos qui présentent les documents judiciaires de l’enquête sur la disparition de l’Airbus AF447 Rio-Paris et mettent au grand jour les magouilles et mensonges sur ce crash pour tenter d’en cacher les causes et masquer les responsabilités et culpabilités.

Update 5 août 2014. Depuis peu Hollande sait tout, avec les documents utiles en main. Après le crash du vol Air Algérie au Mali, plus personne ne peut prétendre le contraire. Et la chasse à l’homme pour m’enfermer continue !

Update 14 février 2016. De nombreux événements sont survenus depuis un an et demi. L’exécutif est parfaitement informé. J’ai écrit et réécrit à Hollande. Le 7 février encore. C’est dans un PDF  (253 Ko) qui mérite, par sécurité, d’être enregistré et sauvegardé (ce qui vaut pour les PDF en cascade qu’on découvrira au fil de la lecture).

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