Hollande, les faussaires et Robert Badinter

9 juin 2013. Juste avant sa nomination comme ministre de la Justice, Robert Badinter a déclaré en 1981 à Robert Faurisson « Il ne vous restait, en présence de la vérité, que ce qui est le prix du faussaire ; il ne vous restait, en présence des faits, qu’à les falsifier ; en présence des documents, qu’à les altérer ou à les tronquer ; en présence des sources, à ne pas vouloir les examiner ; en présence des témoins, à refuser leurs dires » [...] S’adressant à l’auditoire il a ajouté « Face à la vérité, Monsieur Faurisson et ses amis n’avaient que le choix d’être des faussaires, et c’est le parti qu’ils ont adopté en se drapant dans une dignité qui n’était pas la leur [...] Avec des faussaires, on ne débat pas [...] ».

C’est bizarre, cela me rappelle quelque chose. Qu’en pensent les faussaires de l’aérien et leurs complices, quels qu’ils soient et où qu’ils soient, particulièrement au sein de la justice ? En notant qu’il conviendrait d’ajouter aux déclarations de Robert Badinter, s’agissant des témoins : … à refuser leurs dires, à les menacer d’interdiction d’exercer leur profession et, si nécessaire, à leur retirer effectivement leur métier et même, pour le plus “résistant”, à le détruire par le discrédit, la multiplication de procès totalitaires, les enfermements et la torture.

Avec des faussaires, on ne débat pas. On les combat, même, et surtout, quand ces faussaires, en se drapant de noir dans une dignité qui n’est pas la leur, avec du sang sur les mains, sont organisés en mafia criminelle de plus en plus dangereuse parce qu’elle se croit intouchable.

Quels sont les avis de Mme Taubira et MM. Hollande, Ayrault, Cuvillier, Valls et Montebourg, parfaitement informés ? Qu’en pensent la juge Zimmermann et l’avocat Jakubowicz, eux aussi parfaitement informés ? Le parquet ? Et dans les médias ? Ce que font ces gens-là, n’est-ce pas dix fois pire que l’affaire Dreyfus ? Mais le plus important reste ce que subissent les familles de victimes, en toute connaissance de cause.

(la citation de Robert Badinter est un extrait de sa plaidoirie comme avocat de la LICRA devant le tribunal correctionnel le 1er juin 1981, source : « Robert Badinter, un juriste en politique », Paul Cassia, Fayard, 2009 ; lien direct vers la page131, qui parfois n’apparaît pas, selon l’humeur de Google Books ; lien de secours)

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