Le 25 novembre 2011 (mis à jour le 3 janvier 2012).
Le problème de sécurité du transport aérien français est maintenant « officiel », sur la place publique. On tente toutefois de faire porter collectivement le chapeau aux pilotes, présentés mensongèrement comme une « caste d’intouchables », alors que la réalité est à l’inverse et que ceux-ci n’y sont pour rien. Ils n’ont pu que subir l’évolution désastreuse. Ce qui suit le confirme avec éclat.
Le 2 mai 1989 je déclarais en conclusion de « Ciel, mon mardi », émission phare à l’époque, en direct : « Le transport aérien reste sûr parce qu’on vit encore sur un acquis, mais on a tout lieu de craindre qu’il en sera différemment dans les années qui vont suivre. C’est la raison pour laquelle il appartient aux pilotes qui, finalement, sont les garants de la sécurité à bord -d’une part parce qu’ils sont à bord, d’autre part parce qu’ils sont techniciens-, je pense que c’est à nous, pilotes, de tirer la sonnette d’alarme actuellement. » (livre, pages 46 et 47 et vidéo WMV de l’émission).
L’ensemble du livre et mes déclarations antérieures à la parution de celui-ci procédaient de la même démarche (presse et télé).
Une grève pour me soutenir, avec préavis au ministre Bianco, a eu lieu, les 27 et 28 mai 1992, déclenchée par le syndicat majoritaire SNPL à une époque où un peu de ménage y avait été fait. Cette grève fut suivie à 65% à 80%. Ce fut la seule grève spécifique aux pilotes d’Air France sur une période de dix ans (documents sur la grève et autre document sur la grève).
Pour autant, la justice a décidé de me massacrer et elle s’y est employée avec acharnement au fil des ans (enfermements, torture en unité psychiatrique spéciale UMD avec excréments sur le visage, etc.)… avec le résultat que l’on sait maintenant et qui est sur la place publique : le désastre. Avec les deux-cent-vingt-huit morts du Rio-Paris, sans parler de quelques précédents. Il est hallucinant de voir, par exemple, que, quand le Concorde s’est crashé, j’étais enfermé depuis cinq mois parce que j’en sais trop sur les magouilles criminelles de la nomenklatura de l’aviation (articles de presse et la suite en appel).
A la rubrique « le fou a raison » on peut ajouter ce qu’il s’est dit au récent colloque de l’Académie de l’air et de l’espace. C’est également ce qui ressort d’un compte-rendu exhaustif d’un participant, et pas n’importe lequel. C’est ce que j’ai toujours soutenu, mais j’ai été massacré par la justice pourrie parce que la France, Airbus et la nomenklatura de l’aviation avaient décidé que « les ordinateurs des Airbus corrigent les erreurs des pilotes », « les Airbus, ma concierge peut les piloter », « on ne demande pas à un pilote de savoir ce qu’il y a dans son Airbus de la même manière qu’on ne demande pas à un chauffeur de taxi de savoir ce qu’il y a sous le capot de son véhicule », « le cerveau des Airbus remplace celui des pilotes »…, le tout associé aux mensonges sur les causes d’accidents et d’incidents d’Airbus, en premier lieu Habsheim où il a été prétendu que ce sont les ordinateurs qui auraient sauvé des passagers, alors que ce sont les ordinateurs qui, en raison d’un bug, ont mis l’avion par terre, s’opposant aux actions pourtant massives du pilote.
Et la justice française continue à me poursuivre de sa vindicte maladive, me faisant rechercher pour m’enfermer et me détruire, avec des avocats qui refusent obstinément de me répondre (courriel aux avocats)
Si des familles de victimes du Rio-Paris devaient rendre justice par leurs propres moyens, à la (dé)mesure des saloperies d’Etat qu’on leur inflige et des responsabilités qu’on leur cache, qui pourrait le leur reprocher ?